Votre “surprise” d’août:

Un des avantages de ne pas être anonyme est qu’il arrive parfois que des gens communiquent avec nous. Un d’entre eux, un honorable philosophe, me disait il y un temps ceci :

Dans la vie, si on fait exception des fatigués permanents et de ceux qui souffrent de pathologies graves, il y a généralement 2 types de personnes. ll y a les bons vivants. On pourrait les appeler aussi les jouisseurs. Ils se prélassent au bord de la piscine, se font des cocktails, des piques niques et des réceptions mutuelles. Ils sont tous fort polis, sociables et à la mode.  Ça leur suffit. Jouir est ce qui compte, et sans trop d’effort. C’est la dolce vita. Pourquoi faire plus, doivent-ils se dire…

Mais il y a aussi les ardents.  Ceux qui changent le monde, pour le meilleur… ou le pire. Ils font l’ascension de la plus haute montagne du voisinage, démarrent une entreprise ou un projet sans en avoir strictement besoin du point de vue monétaire, ou ils militent pour une cause.  Un souffle les anime qui dépasse la dolce vita. Consciemment ou non, sous le contrôle de leur volonté ou non, ils ont une inclinaison à aller plus haut, plus loin,  ou tout simplement ailleurs. Selon que cette inclinaison est bien ou mal canalisée, ces ardents vont devenir chercheur scientifique, chef d’entreprise, malfaiteur, don Juan, arnaqueur,  troll, missionnaire, philanthrope, mégalomane, tyran politique ou même criminel.

La plupart des gens qui réussissent ont une inclinaison essentiellement de même nature que celle des malfaiteurs, mais elle est canalisée vers des activités louables.   Sans cette inclinaison ou ardeur fondamentale, tout le monde serait des B.S. permanents. Personne n’ambitionnerait de se marier, de construire une maison, d’écrire un livre, de labourer un champ, d’abattre une forêt, de planter un arbre, d’explorer une rivière inconnue ou d’avoir des enfants. Seule la jouissance de l’instant présent compterait. C’est d’ailleurs pourquoi les animaux non ardents, tels les membres d’un banc de poissons ou d’un troupeau de vaches ou de moutons, sont rarement méchants: dépourvu d’ardeur particulière,  ni la méchanceté ni la bonté ne font partie de leurs propensions.

Comme disait  le Biologiste Moléculaire François Jacob: “on ne peut être moléculaire tout le temps”. De même on ne peut être ardent ou jouisseur tout le temps.

_________________

En somme, si vous vous considérez “bon vivant” n’en faites pas un “burn aout”. Vous avez peut-être un petit côté “caché” ardent.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *